Ce que j'ai appris en 3 ans de JJB et une ceinture bleue !

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Ce que j’ai appris en 3 ans de JJB et une ceinture bleue !

Suite à une embrouille dont je parle dans ma page de présentation, je m’inscris à mon tout premier cours de JJB en octobre 2012. Les débuts auront été laborieux et c’est à peine si j’arrivais à me motiver à aller me faire casser la gueule m’entrainer au club au moins une fois par semaine.
En réalité, la masse de travail que j’avais à cette époque ne m’a permis que de vraiment commencer les cours de Jiu-Jitsu Brésilien en mars 2013. Environ 3 ans plus tard, j’ai appris beaucoup de chose, j’adore toujours cet Art et j’ai eu ma ceinture bleue il n’y a pas longtemps.

Alors pour fêter mes 31 ans – car c’est mon anniversaire aujourd’hui ! – j’aimerai partager avec vous ce que j’ai appris durant ces 3 premières années de ceinture blanche de Jiu-Jitsu Brésilien!

Mais tout d’abord, vous vous demandez peut être combien de temps ça prend de passer de la ceinture blanche à la ceinture bleue, l’oeil brillant d’envie et de convoitise ? 😉

Mais ça prend combien de temps pour avoir sa ceinture bleue en JJB ?

Pour rappel, il y a 5 grades de ceinture en JJB: blanche, bleue, violette, marron et noir. Il y a ensuite les ceintures « rouges et noirs » et « rouges » mais n’y pensez même pas ! Elles sont réservées à ceux qui ont contribué à la création et au développement fondamental de l’art qu’est le Jiu-Jitsu Brésilien.

Un passage de grade récompense le savoir technique, la pratique mais aussi l’implication et les valeurs fondamentales comme le respect et la discipline.

Il n’y a bien évidemment pas de temps précis et c’est à l’appréciation de chaque professeur. En France, les plus doués passent leur première ceinture de couleur au bout d’un an et dans des cas rares, certains obtiennent ce grade au bout de 3 voir 4 ans. Mais en moyenne, on peut dire que les professeurs en France donnent la ceinture bleue au bout d’environ d’un an et demi ou 2 ans d’entraînement à raison de 2 à 3 séances par semaine.

Lors de mon voyage au Brésil, j’ai appris que la ceinture bleue était donnée plus tôt, au bout d’un an environ car ils considèrent que cette ceinture est attribuée lorsque l’élève comprend les principes de base du JJB. En France, on se veut plus stricte envers le respect des traditions !

Mais dans certains clubs de compétiteurs au Brésil ou aux Etats Unis, vous trouverez facilement des ceintures bleues qui rivalisent avec des ceintures violettes ou marrons d’autres clubs.

En tout cas, la conclusion c’est que je ne suis pas doué ! (Pour ma défense, une blessure m’a tenu hors des tatamis pendant plus d’une demi-saison et ma qualification pour les championnats de France m’avait tenue à l’écart d’un passage de grade l’année dernière. On peut donc dire que je suis dans la moyenne, non ? ;-))

Ceci étant dit, voici les choses que j’ai apprises durant ces 3 premières années de pratique. J’ai déjà beaucoup parlé des choses fondamentales à savoir lorsqu’on débute le Jiu-Jitsu Brésilien. Alors si vous ne les avez pas pas déjà lu, c’est par ici:

Dans cet article, j’aborderai plutôt des idées liées à l’état d’esprit. Ce sont des choses simples à garder en tête lorsque vous vous entraînez et qui peuvent à mon avis vous aider à progresser beaucoup plus vite.

D’ailleurs, si vous n’avez pas encore télécharger le livre électronique gratuit où j’interviewe plusieurs champions de JJB pour leur demander quels sont leurs meilleurs astuces pour progresser rapidement, vous pouvez le télécharger ici gratuitement!

La couleur de la ceinture n’a absolument aucune importance

Lorsqu’on débute et qu’on est ceinture blanche, on rêve d’avoir la ceinture bleue. Croyez-moi, c’était mon cas aussi… jusqu’au jour où je suis allé au Brésil. Mon premier jour à Rio m’a profondément marqué…

Mon bagage avait été oublié à Londres pendant l’escale et je me retrouvais dans une nouvelle ville, à l’autre bout du monde sans affaire… Evidemment, ça ne m’a pas empêché d’aller m’entraîner dans le club d’un ami après avoir acheté un kimono. N’ayant pas de ceinture, j’ai demandé s’ils avaient une ceinture blanche à me prêter. Mon pote brésilien part m’en chercher une et me ramène une ceinture… violette !

Je ne sais pas si vous vous en rendez compte mais c’était comme si on avait présenté à l’apprenti Luke le sabre laser de Dark Vador ! Bref, avec tout mon sérieux mêlé de crainte d’enfreindre des années de traditions, je lui ai répondu:

Nan mais c’est mort! Je ne vais pas mettre une ceinture violette !!!

Au final je l’ai mise et je disais à tout le monde:

Sou faixa branca !

(Je suis ceinture blanche, en portugais!)

Mais tout le monde s’en foutait et personne ne me croyait en plus. Je faisais taper des ceintures bleues, je faisais jeu égal avec certaines violettes. Et même lorsque j’ai récupéré mon sac à dos et ma précieuse ceinture blanche, j’ai fait tapé ma première ceinture violette (comme quoi ce n’était pas la puissance obscure de la ceinture)… Mais tout le monde s’en foutait sincèrement. Je n’ai jamais ressenti de haine ou même d’admiration (et puis quoi encore haha).

Depuis ce voyage, j’ai réellement compris au plus profond de moi que la couleur de la ceinture n’a aucune importance. Et savoir cela est libérateur. On ne court plus après une récompense. Le seul fait de pratiquer, d’y prendre plaisir et de progresser est La récompense.

Après ça, j’aurai pu garder ma ceinture blanche à vie. Comme on le dit, elle aurait aussi bien tenu le pantalon qu’une ceinture de n’importe quelle couleur ;-). (et entre nous, une ceinture blanche qui fait taper des ceintures noires, c’est plus classe que l’inverse, non ? rires)

La régularité paye

L’autre jour, je lisais un article écrit par un professeur de JJB d’une académie renommée qui enseigne depuis 20 ans. Il parlait de 2 types de pratiquants de JJB qui se situaient aux opposés:

  • L’un, dotée d’une nature athlétique et montrant des facilités pour le JJB;
  • L’autre, « peu remarquable » (pour ne pas dire « médiocre ») et incapable d’attacher correctement sa ceinture.

Et pourtant, alors que le premier type finissait par laisser tomber, le second venait jour après jour, survivre à l’entraînement.

La morale de l’histoire, c’est que même le plus mauvais des pratiquants, à force de travail et de persévérance deviendra ceinture noire s’il continue sur le chemin. Alors qu’aussi doué qu’il soit, un élève qui a du potentiel n’ira pas bien loin. Sans travail, le talent n’est rien.

Lorsque j’ai commencé, j’étais le plus léger (à poids égal avec la seule fille du cours), et je « prenais cher » pour dire les choses clairement. Mais je venais régulièrement alors que je voyais des personnes meilleures que moi disparaître petit à petit. Au début je venais deux fois par semaine, puis 3 fois. Puis 4, puis 5 ! J’en étais arrivé un moment où je m’entrainais même 2 fois par jour.

Lorsque certains décidaient de revenir, le fossé s’était creusé en ma faveur. Et je peux vous dire que c’est vraiment gratifiant de pouvoir « battre » des partenaires qui vous ont longtemps mis la misère !

Vous aurez des jours sans et des jours avec !

Ce serait beau si on pouvait avoir le mojo à tous les entraînements et réussir à passer toutes les techniques comme on se l’imagine. Malheureusement, il y aura des jours où ça sera très frustrant, où vous vous ferez laminer et vous rentrerez chez vous la queue entre les jambes. Mais heureusement, il y aura aussi des jours où tout ira parfaitement pour vous, où les soumissions couleront de source et vous rentrerez chez vous le coeur léger!

N’oubliez pas que la progression est rarement linéaire. Les périodes où l’on a l’impression de régresser ou stagner précèdent souvent les progressions à un nouveau pallier. Tant que vous continuerez à vous entraîner, vous progresserez, c’est tout ce qu’il faut retenir!

Limitez les gros break

Evitez de disparaître pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. Car plus le temps passe, plus c’est difficile de revenir. J’ai fait cela plusieurs fois pour des blessures ou après des compétitions qui m’ont demandé beaucoup de préparation. Alors, on se laisse aller, on ne fait plus de sport, on mange n’importe quoi. On kiffe un moment et après on se sent comme une vieille chaussette. Et à chaque fois, ça a été une lutte infernale dans mon esprit pour remettre le pied à l’étrier.

Moins vous ferez de gros break, plus vous maintiendrez votre motivation sur le long terme. Aujourd’hui, même lorsque j’ai beaucoup de travail, je m’impose comme priorité de venir au pire au moins une fois toutes les 2 semaines.

Si vous n’en faites pas une priorité, le stress et la fatigue du quotidien prendront le dessus et vous ramèneront sur votre canapé avec votre paquet de chips.

Un petit conseil si vous avez du mal à vous motiver pour aller vous entraîner: focalisez sur les choses positives. Pensez à vos amis que vous allez retrouvé, aux nouvelles techniques que vous allez apprendre, à la sensation de bien-être après l’entraînement etc…

Vous trouverez d’autres conseils pour garder la motivation dans cet article: 5 astuces imparables pour garder la motivation de s’entraîner

Posez des questions à vos partenaires et ils vous aideront à progresser

Vous serez étonné de voir à quel point vos partenaires sont prêts à vous aider… si vous leur demandiez ! Après un combat ou pendant un break, demandez à votre partenaire ce que vous auriez pu faire pour défendre contre telle ou telle soumission, comment vous auriez pu faire pour passer sa garder, pourquoi votre soumission n’est pas passée. C’est avec le feedback de vos partenaires que vous progresserez !

Je m’étonnerai toujours du nombre de personnes qui débutent et qui partent se mettre dans leur coin après un combat, le souffle haché, alors qu’il pourrait en profiter pour poser une ou 2 petite questions et obtenir les réponses qui leur permettraient de moins galérer et de progresser plus vite !

Alors, si vous vous vous reconnaissez, arrêtez de jouer les timides! Posez des questions et permettez à vos partenaires de vous aider. Vous verrez qu’ils le feront volontiers.

Trouvez des mentors

Que ce soit dans le JJB ou dans la vie en général, si vous voulez atteindre un objectif, il faut trouver une personne qui l’a déjà fait et qui peut (et veut) vous l’expliquer.

Bien sûr, votre professeur pourra probablement répondre à la majorité de vos questions. Mais, c’est qu’il a quand même pas mal d’élèves à gérer. De plus, certains de vos partenaires ont peut être un style de jeu qui vous correspond plus car vous avez des morphologies similaires, des formes de corps qui se ressemblent etc.

Ils pourront peut être vous apporter des solutions qui vous correspondent plus étant donné vos ressemblances.

Personnellement, lorsque je bloque sur certains points, je vais souvent poser mes questions aux 2-3 personnes que je considère comme mes « mentors » (ndlr: j’utilise ce terme avec beaucoup d’humour même si c’est ce qu’ils sont dans le fond) car ils ont des styles et/ou des gabarits similaires aux miens.

Ils m’aident à réviser mes techniques, rectifier mes erreurs et m’en apprennent des nouvelles lorsque je leur parle de mes points bloquants. On se retrouvent parfois avant l’entraînement ou on reste un peu après pour répéter, on discute de l’application de certaines techniques et de comment chacun fait. Sans eux, mon niveau serait loin de celui qu’il est aujourd’hui.

Evidemment, ça ne m’empêche pas de chercher la réponse auprès de tout le monde et de prêter une oreille très attentive à ce que mes partenaires ou mon professeur me dit. Mais mes mentors sont les personnes vers qui je me tourne spontanément car je sais que nos styles sont similaires.

Pratiquez la technique encore et encore

Le motto du Jiu-Jitsu Brésilien, c’est de pouvoir combattre un adversaire plus fort physiquement que soit grâce à la technique, au levier et au timing. La répétition technique fait donc partie de l’essence du Jiu-Jitsu Brésilien.

Revoyez les techniques de base régulièrement

Juji à la volée, triangle, omoplata, kimura sweep, renversement en orange, ouverture de garde etc… Revoyez régulièrement les techniques fondamentales car à chaque fois, on apprend quelque chose de nouveau.

Lorsqu’on apprend une nouvelle technique, notre cerveau est subjugué d’information. On fait comme on peut pour retenir un maximum et pour réaliser la technique apprise du mieux possible. Pourtant, on oublie souvent des détails importants qu’on laisse trainer:

  • un bras qui n’est pas collé au corps;
  • le regard qui n’est pas dans la bonne direction;
  • le mouvement du bassin qui n’est pas réalisé au bon moment;
  • les mains ou les pieds qui ne mettent pas la pression correctement;
  • etc…

Toutes ces choses qui nous paraissent être au départ des détails mais qui sont fondamentales, on finit par les comprendre et les assimiler en repassant plusieurs fois sur la technique; tel un écrivain qui relit son brouillon encore et encore pour corriger les fautes et améliorer les tournures de ses phrases.

Trouvez des techniques qui vous correspondent

Tout ce que vous apprenez durant vos cours ne vont pas nécessairement vous servir. Certaines techniques correspondront à votre style et d’autres non. Néanmoins, c’est important de savoir qu’elles existent. Car les connaître et les comprendre vous permettent d’apprendre à les défendre et il peut arriver de vous retrouver dans une situation où cette technique est à 2 doigts de votre victoire.

Gardez en tête que nous avons tous des morphologies différentes. Certaines techniques ne vous correspondront pas, d’autres seront à adapter à vos formes de corps, à votre morphologie pour enfin en faire une arme redoutable !

« Drillez » vos techniques comme les Champions

Faire du « drill » consiste à répéter une technique ou un bout de la technique de façon « machinale » sans s’arrêter dans le but d’automatiser un mouvement, d’en faire un réflexe. En combat, vous avez quelques dixièmes ou centièmes de seconde pour réagir. Pour être efficace, vous n’avez donc pas le temps de réfléchir, votre corps doit agir instantanément.

C’est pour cette raison que les plus grands champions font du drill une religion. Dans les plus grand club comme celui de Cicero Costha à Sao Paulo (dont sont issus les frères Miyao), il y a des créneaux réservés aux drills: pendant 1 heure, chaque pratiquant doit répéter sa technique.

Les frères Mendes (multiple champions du monde) sont de fervents pratiquants du drill pour ne citer qu’eux.

Affrontez l’échec

J’ai échoué encore et encore dans ma vie. C’est pourquoi j’ai réussi – Michael Jordan

Affrontez l’échec est probablement la chose la plus difficile à faire. Personne n’aime se confronter à ses propres faiblesses et on préfère parfois se bercer d’illusions. Aussi bien dans la vie, que sur le tatami.

Mais pour progresser en JJB (et faire des choses incroyables dans la vie de façon générale), il faut affronter ses craintes:

  • Combattre contre des adversaires plus forts et plus lourds que soi qu’on n’a pas l’habitude de combattre;
  • Tenter des techniques qu’on ne maîtrise pas dans le but de les apprendre (quitte à se faire prendre le dos si on se plante);
  • Se mettre dans des situations « dangereuses » pour apprendre à les défendre;
  • Combattre à nouveau même lorsqu’on est à bout de souffle plutôt que de se reposer contre le mur et ne pas se faire défoncer;
  • Etc.

Si vous êtes honnêtes envers vous même, vous vous rappellerez peut être d’autres exemples où vous avez « fui » votre affrontement face à l’Echec. On l’a tous fait !

Mais on doit se rappeler de ceci: lorsqu’on se comporte en « conquérant » de nos peurs intérieurs, on progresse beaucoup plus vite que lorsqu’on les subit.

Faire de la compétition vous fera énormément progresser

Pour moi, le summum de l’affrontement à cette peur de l’échec, c’est la compétition. J’aime gagner, je déteste perdre. A l’entraînement, je peux me « mentir » en me disant que de toute façon, c’est pour m’entraîner, que je teste des techniques etc. Et c’est vrai la plupart du temps.

Mais en compétition, c’est impossible de se voiler la face! Chacun est là pour gagner (ou encore tout cas, se tester et aller le plus loin possible). Lorsqu’on perd, c’est qu’on a été moins bon, qu’on n’a pas été le meilleur! C’est aussi simple que cela. On peut se dire qu’on a perdu contre le vainqueur etc…, mais le fait est qu’on a perdu!

Et le fait de penser à cette possibilité génère en nous des émotions de rejets incroyables! Personnellement, la semaine avant une compétition, je n’arrête pas d’y penser, je n’arrive à rien faire d’autre. J’ai l’impression d’être revenu 13 ans en arrière, à une semaine de mon bac ! (Et entre nous, je stressais beaucoup moins que ça).

Des gens sont accros à la compétition. Pas moi! Pour être honnête, la compétition me fait peur. Mais c’est aussi pour ça que j’en fait. Le fait d’affronter sa peur, de la dompter, de la dépasser est une sensation vraiment exaltante.

Qu’on perde ou qu’on gagne, on progresse énormément. Tout d’abord parce qu’en général pour une compétition, on se prépare, on s’entraîne avec des échéances en tête et dans l’optique de gagner. Deuxièmement, les combats en compétition nous montre où ça a bloqué. Et peut-être à cause de l’intensité émotionnelle qu’engendre une compétition, nos défauts pendant nos combats et nos points bloquants nous laissent une forte impression. Et c’est d’autant plus poignant lorsqu’on perd !

Lorsque je perds, je refais le match plusieurs fois dans ma tête et je cherche des solutions à mes erreurs, je pose des questions à tout le monde !

Podium JJB championnat de France CFJJB 2015

Championnat de France 2015: j’étais déçu d’avoir échoué en final malgré mon joli parcours.
Mais comme on dit, on apprend beaucoup plus de ses défaites que des victoires !
De plus, c’était une belle compétition

Et lorsque je gagne, je suis sur un petit nuage! Gagner une compétition de JJB n’aura pas changé le monde ni accompli de miracle sur Terre mais c’est le résultat du travail fourni qui a payé, c’est la récompense de l’effort, de l’investissement sur soi, du pari sur notre capacité à réussir. Et ça, c’est quelque chose de fort et de précieux, qui a tendance à se perdre dans une société où l’on recherche la gratification immédiate à tout prix.

Découvrez 6 bonnes raisons de faire de la compétition en Jiu-Jitsu Brésilien

Podium à la coupe zone centre 2015 CFJJB de Jiu jitsu brésilien

La Coupe CFJJB zone centre 2015: probablement la victoire qui m’a fait le plus plaisir. Tout simplement parce que c’était à « domicile » et parce que j’avais dû faire une diét sévère !
Les victoires où l’ont s’est donné du mal font souvent le plus plaisir!
J’étais aussi globalement content de la façon dont j’avais combattu.

Puisez dans vos retranchements pour dépasser les plateaux

Les 3 ou 4 dernières répétitions sont celles qui font grossir le muscle. Cette zone de douleur est celle qui sépare le champion de quelqu’un qui ne l’est pas. C’est ce qu’il manque à la plupart des gens, avoir le cran de continuer et de dire qu’ils dépasseront la douleur quoi qu’il advienne.

Arnold Schwarzenegger

Comme en musculation, c’est lorsque vous êtes au bout de vos forces que vous ferez des progrès remarquables.

Toutes les fois où j’ai fait des bonds énormes dans ma progression alors que j’étais bloqué sur un plateau, ce sont les fois où j’étais débordé par mon adversaire, complètement fatigué et que j’ai refusé de lâcher l’affaire. C’est dans ces situations que votre corps trouvera la réponse simple et efficace pour l’emporter.

Alors la prochaine fois que vous n’en pouvez plus, que votre adversaire commence à vous mettre la misère, puisez dans votre courage et ne lâchez rien!

Fixez vous des objectifs

Pour progresser plus rapidement et pour apprécier encore plus votre pratique, fixez-vous des objectifs. C’est un conseil que j’ai déjà donné mais il est tellement important!

Les façons d’appliquer cette idée sont vastes et variées.

A l’entraînement

Fixez-vous l’objectif d’apprendre une technique et de l’intégrer dans votre jeu, ou de combattre d’une certaine façon. Donnez-vous une échéance pendant laquelle vous prioriserez cela.

Si vous remarquez une faiblesse dans votre jeu, c’est peut être le moment d’y remédier. Identifiez-là et bossez dessus pendant un mois par exemple !

Dans mon cas, j’avais remarqué à mes débuts que j’avais appris à bien passer la garde. C’était devenu mon point fort. En revanche, ma garde ouverte était horrible. Je me donc suis fixé comme objectif de commencer tous mes combats sur le dos en garde ouverte pendant une demie saison! Je peux vous dire que les résultats ont payé! Aujourd’hui, j’ai même tendance à commencer sur le dos en garde ouverte plutôt que de passer!

Participez à des événements

Une autre façon de se fixer des objectifs est de participer à des compétitions. Si vous n’avez pas l’habitude d’en faire, choisissez-en une et préparez-vous pour celle-ci. L’échéance sera fixé de fait!

Aujourd’hui, j’ai moins de temps pour faire des compétitions. Mais j’essaye de participer chaque année à une coupe de zone CFJJB pour me qualifier pour les championnats de France ainsi qu’à ceux-ci. Les échéances sont fixées longtemps à l’avance et ça permet de m’organiser plus facilement. Sans oublier que ce sont de belles compétitions.

Je me suis aussi donné comme objectifs de participer à des compétitions IBJJF (la fédération internationale de JJB) et j’ai même noté comme objectifs de faire un podium un jour aux championnats d’Europe et aux championnats du monde IBJJF !

Rien ne garantie que j’y arrive mais ça met du sel dans la vie !

Vous pouvez aussi vous fixer comme objectif de participer à des séminaires chaque année ou à des formations d’arbitrage etc.

Dans la vie

Sorbet à l'acaï

Le « JJB lifestyle », c’est aussi ce dessert typique du Brésil : l’acaï ! En plus d’être très riche en antioxydant, c’est délicieux !

Le JJB est une vraie passion et plus encore, c’est un mode de vie: bien manger, prendre soin de son corps et de son esprit. C’est quelque chose auquel j’essaye d’adhérer au quotidien: remplir mon corps de bonnes choses, remplir ma tête de belles choses.

J’essaye donc de bien manger 80% du temps et comme la nutrition est un sujet qui me passionne, j’y arrive plutôt bien. Ca me permet de me sentir bien dans mon corps et de pouvoir m’entraîner à plein régime!

En ce qui concerne la tête, je lis régulièrement et surtout, je me fixe des objectifs « Jiu-Jitsu Lifestyle » ! Plus clairement, j’essaye de profiter de mes voyages pour découvrir la pratique du JJB dans d’autres pays comme j’ai pu le faire brièvement à Londres. Je suis parti à Rio vivre un mois et demi, dans le pays même du Jiu-Jitsu Brésilien. Malheureusement je suis rentré avec une entorse aux cervicales mais c’était quand même une superbe expérience.

Plage de copacabana à Rio de Janeiro au Brésil

Le premier jour où je suis arrivé sur la plage de Copacabana à Rio. Un moment inoubliable !

Mon rêve aujourd’hui est de partir m’entraîner à l’Art of Jiu-Jitsu Académie, l’école des frères Mendes, en Californie ! Mais d’abord, je pars quelque mois en Indonésie où j’irai tester quelques clubs ;-).

Le JJB rend mes voyages bien plus exaltants et j’ai l’impression de faire quelque chose qui sort du tourisme habituel et qui m’ennuyait un petit peu. J’espère que ça vous donnera des exemples pour enrichir votre vie et vous motivera à découvrir le JJB dans le monde !

L'académie de JJB des frères Mendes : Art Of Jiu Jitsu

Quel passionné n’aimerait pas s’entraîner dans un environnement aussi classe avec les meilleurs athlètes du monde, à quelques minutes de la plage ?

Pour conclure

Le JJB est un art martial incroyable qui a sans aucun doute enrichi ma vie. A 31 ans, je suis dans la meilleure forme de ma vie, je me sens plus serein et certains de mes proches disent que je dégage une aura de confiance qui serait apaisante ! En tout cas, on ne m’a plus cherché d’embrouille avec ma copine par la suite depuis que j’ai commencé le JJB alors que c’est arrivé plusieurs fois avant.

Moi avant et après le JJB

A gauche, c’est moi avant de commencer le JJB.
A droite, c’est moi avant en mai 2015.
Je faisais du sport aussi avant mais je mangeais vraiment n’importe quoi. « En vivant Jiu-Jitsu », j’ai appris que ce qu’on mettait dans notre corps était aussi important que le sport pour se sentir bien dans son corps et être performant.

Si la nutrition et la « recomposition musculaire » sont des sujets qui vous intéressent, j’ai commencé un autre blog où je partage mon expérience et mes conseils sur la remise en forme: c’est par ici!

Ce qu’on apprend pendant les cours de JJB ne se limite pas au cadre du tatami mais s’applique d’autant plus dans nos vies et nous aide à devenir de meilleures personnes si on le décide : le respect de l’autre, la discipline, l’effort, l’abnégation, l’affrontement de l’échec, l’entraide…

J’espère que cet article un peu plus personnel  que d’habitude vous aura plu. N’hésitez pas à me dire dans les commentaires si vous aussi, avez appris des choses importantes grâce au JJB, des choses qui vous aident à progresser plus vite aussi bien sur les tatamis que dans la vie !

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22 commentaires

  1. Salut Dany,

    Merci pour cet article retraçant tes débuts en JJB et la façon dont tu vis cet art.

    Cela fait 5 ans que je pratique la boxe thai et que je ne jurais que par cela, je n’étais pas du tout attiré par le sol au contraire et la rencontre d’un prof m’a fait commencer cette année, la curiosité d’abord et l’envie de percer ce mystérieux art aussi.

    Aujourd’hui je suis accro et je ne manquerais pour rien un seul de mes cours (malgré que le prof ai quitté l’académie) c’est en commençant qu’on se rend compte aussi que le chemin est long mais c’est tellement excitant d’apprendre de nouvelles techniques… il me reste un gros travail sur l’alimentation pour être plus à l’aise dans mon Gi mais j’adore, c’est comme une nouvelle drogue.

    Merci en tout cas de partager tout ça avec nous et bonne continuation.

    Osss

  2. Merci pour cet article motivant !
    Et félicitations pour le passage de grade 😉

  3. Salut Dany,
    Petite expérience d’un « old guy » mais débutant en JJB ; 45 ans et reprise du judo il y a 5 ans avec beaucoup de plaisir au début puis petit émoussemment de la motivation depuis quelques temps ( impression de ne plus progresser …). Toujours eu une affinité pour le « ne waza » ( on aime moins tomber après 40ans), et donc très attiré par le JJB.
    Enfin un club s’ouvre près de chez moi, orientation MMA avec des cours de JJB ! Le plus dur a été de pousser la porte du club, l’âge moyen est largement inférieur au mien mais l’accueil a été bon ; après ça a été rapidement beaucoup de plaisir . Je me nourris des techniques du JJB que j’applique au judo et je reprogresse !
    Question : au Brésil, aux USA y a t’il tous les âges dans les clubs ? En France en compétition, y a t’il des catégories d’âge ?
    Merci pour ta passion et tes conseils
    Jim

    • Merci pour ton témoignage Jim !

      Oui il y a des catégories d’âge en France. Et partout dans le monde, tu trouves des personnes de toute âge. Dans le club où j’étais à Rio, il y avait plusieurs personnes de 50-60 ans qui tournaient.

  4. Salut je me présente hakim 30 an inscrit depuis 3 mois au jjb.je suis avignon ais .un jour j ai dis à mon petit frère de 18 ans que ci je le rejoignai un jour à son cours de jjb je lui mettrai la misère. …quelques jours plus tard je m y rend ….l entraînement commence et mon petit frère m invite …..je ne peux pas te raconter les détails mais il m à fais la misère total …et la j ai compris que c était vraiment un sport de ouf technique technique technique …..depuis je m entraîne 3 4 ou 5 fois par semaine .le progrès se fait car j ai de bonnes capacités physique et je m entraîne à fond .j ai pratiquai pas mal d arts martiaux de la boxe en passant par le kick et même du Wing chun que j aime beaucoup …au début le sol je n aimais pas mais maintenant je y suis accroc. Désolé de te raconter ma vie ..j ai lu ton article et j ai kiffer je ne te connais pas mais je t appréci beaucoup .dans une semaine je fais ma première compete en no gi à la ciotat .c est mon petit frère qui m y a inscrit il est ceinture bleu il a 18 an et ci dieu veut il aura un belle avenir dans le jjb et peut être que tu le croisera …en tout cas merci de ton article j ai pris beaucoup de notes que j appliquerai. ..bonne continuation pour tes championnat de Europe en espérant que tu fasse le podium

  5. Bonjour Dany,

    En général je ne commente jamais une vidéo/article par « flemmardise » mais la je me sens obligé de félicité ton superbe site internet avec tes témoignages qui aident à mieux comprendre le JJB et à faire aimer cet art. Continue comme ça, j’en apprends beaucoup 🙂

  6. Salut Dany,

    Tres bon post ! Et bravo pour ce site tres bien fait (le premier, en francais) !

    A bientot sur les tatamis indonesiens !

    Oss

  7. Super intéressant et motivant ! Pour la transformation à la fin, tu as fais un régime particulier? vas-tu au fitness régulièrement? Si oui, combien de fois par semaine de fit/BJJ ?
    Oss

  8. Bonjour,
    j’ai juste 2 questions :

    1-Est-ce que tu n’as fait que du jjb seulement entre la photo avant / après? à raison de combien entrainement par semaine?

    Là je me pose la question de si il faut que je sacrifie des entrainements pour faire de la muscu à la place, sachant que la muscu je n’aime pas trop alors que les sports de combats j’adore ça.

    2-D’ailleurs je me pose une question: quelle est la différence entre art martial et sport de combat?

    Merci pour tes futures réponses.

    • Désolé pour le retard mais je réponds (enfin à tes questions!)

      1. Entre les 2, j’ai pratiqué beaucoup de JJB mais pas que. Je faisais aussi 3 séances de musculation par semaine.

      Personnellement, j’ai envie de te dire: fais ce qu’il te plait.

      Le JJB m’a aidé à perdre du gras vite. Ca aide aussi à tonifier le corps.
      La muscu, ça m’aide à devenir plus fort.
      Les 2 fonctionnent parfaitement en symbiose!

      2. Un art martial, c’est à la base fait pour la guerre! Même si derrière en sont dérivés des codes de conduite.
      Un sport de combat, c’est une pratique qui peut dérivé d’une pratique martial, auquel on ajoute des règles. Ces règles permettent de définir un cadre pour éviter des dangers et pouvoir désigner un gagnant.
      C’est mon avis.

      Le Jiu-Jitsu Brésilien est un art martial à la base. Mais de là en est découlé une pratique sportive, des compétitions etc.
      Il y a des clubs qui enseignent le JJB en tant qu’art martial et self défense mais c’est plutôt rare en France.

      • Daccord merci beaucoup pour tes réponses, j’avais demandé à plusiuers personnes et toi tu m’as donné une réponse complète.
        Je vais faire comme tu m’as conseillé, c’est à dire garder la muscu pour plus tard, vu que je n’aime pas trop ça (en plus ça me provoque une douleur au dos, ptet une contracture), pour me consacrer aux sports de combat.

        Bonne journée!

  9. Salut Dany! J’espère que tu vas bien, nous nous étions affrontés en finale des qualif des championnats de France nord au Vieux Condé et tu m’avais battu avec une excellente garde de la riva. Ton article est très intéressant et je te confirme aussi que faire souvent des compétitions ça améliore bien ton jeu tout en te débarrassant du stress. ça fait trois ans et demi que j’ai commencé le JJB et mes projets sont d’organiser les voyages pour les sorties internationales de notre club. D’ailleurs suite à notre combat, j’avais décidé d’améliorer mon jeu en de la riva qui commence à se montrer payant et je te remercie encore.
    Pareil que toi au niveau contraintes sport et vie pro/perso, je maintiens un minimum de 2 fois par semaine et au moins un 1 open mat, par contre très peu voire pas du tout de prép physique juste de la technique et du sparring intelligent, le tout est de bien doser technique et physique sans se blesser et bien récupérer surtout quand on a passé la barre des 30 ans (j’approche la barre des 40 😛 ).
    Plaisir de t’avoir affronté et à une prochaine. Oss

    • Salut ! Oui je me souviens 🙂

      Super tes projets. Qu’est ce que ça a donné au championnat de France ? Je n’ai pu y participer à cause du boulot et d’une blessure à l’épaule.

      Merci pour le message et bon courage pour tes projets à venir !

      • Oh m… j’espère que ton épaule va beaucoup mieux depuis, toi aussi tu connais les joies du jonglage professionnel et loisir, moi aussi entre faire mes allers retours Nantes Rennes pour mon stage de formation….
        Pour les championnats de France, on n’était que 3 dans notre division, j’ai gagné mon premier combat aux points, mais je me suis fait détruire en finale par le gars de vieux condé qui était aussi avec nous lors des qualif nord. Mais bonne expérience quand même car cétait mes premiers championnats de France CFJJB car avant j’ai vécu de longues années à Dublin où jamais commencé le JJB et c’était la première année ou je reviens en France :))).
        La on s’organise pour faire le GIC et l’open IBJJF de Paris ainsi que celui de Munich 🙂 et parallèlement je commence une formation pour encadrer les enfants aux cours de JJB pour aider un de mes profs.
        Prends soin de toi et encore plaisir d’avoir parlé avec toi! Oss

  10. Super Article ! Merci beaucoup de nous transmettre tes infos et ton point de vue ! La passion se ressent dans tes articles et cela les rends vraiment plaisant à lire ! je suis moi même en train de réfléchir à partir au Brésil, étant actuellement en Australie je planifie ça pour l’année prochaine, je compte également profiter du fait d’être a Rio pour pratiquer la méthode Orlando Cani dans in académie en a tu entendu parlé? C’est l’instructeur de Yoga qui a appris le yoga et l’art de la respiration à Rickson Gracie

    • Bonjour Anthony

      Merci du compliment, content que mon blog aide 🙂

      Non je ne connais pas cette méthode, mais j’ai déjà vu des vidéos de Rickson pratiquer une technique de respiration impressionnante.

      Je suis très intéressé par tout ce qui est méditation et respiration. N’hésite pas à en dire plus 🙂

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